Les digues

Historique des digues

Du fait que notre territoire insulaire a toujours été sujet aux tempêtes et aux assauts de la mer, ou « vimaires », la tradition de construction de digues et autres moyens de protection (comme la plantation de végétation qui fixe les dunes) existe depuis des siècles. Dès le 12ème siècle, les premières « levées » de terre sont construites dans les marais salants. Les digues sont initialement constituées de pierres sèches tenues par du bri (argile), du sable, et les racines des tamarins, elles ne sont donc pas suffisamment solides contre les tempêtes les plus puissantes. Ce sont les habitants et les sauniers eux-mêmes qui maintiennent et réparent les digues.

A Loix, la grande digue reliant les Sailloux au Fier d’Ars (numéros 5 à 9 sur la carte ci-dessous) a fait l’objet d’importants travaux à l’époque de la Révolution Française, lui valant son surnom de « Digue du Gouvernement » (attention, les digues ne sont pas pour autant la propriété de l’Etat, elles sont dites « orphelines »). Les digues ne deviennent maçonnées qu’à partir du milieu du 19ème siècle, à la faveur de l’invention du ciment et du béton modernes. Les années 1840-60 constituent la première grande campagne de travaux sur les digues. Pour le village de Loix, cette période de renforcement de la protection contre la mer coïncide avec une ouverture des liaisons vers l’extérieur, puisque Loix perd son insularité dans les années 1830, et se dote d’un nouveau port en 1850. Mais la mer tend toujours à reprendre ses droits lors des vimaires, ce qui rend Loix vulnérable à redevenir une île et à retrouver son isolement, même aujourd’hui.

Carte des digues de Loix

Vous pouvez télécharger ci-dessous une présentation de la Communauté de Communes (mai 2024) qui explique le contexte des digues et de l’érosion sur l’île de Ré.

  • Digues et érosion : où en est-on ?

    pdf | 14,89 Mo | 02 Mai 2024

La défense des côtes et la protection contre la submersion ne passent pas uniquement par les digues ! Le bon fonctionnement des marais, les écluses, les épis, la surveillance et la protection du trait de côte (l’érosion) et des milieux naturels, et la préparation de la population sont aussi importants. Consulter ici les recommandations.

  • Défense des côtes à Loix avant et depuis Xynthia_2013

    pdf | 4,47 Mo | 01 Juin 2013

  • Travaux des digues_Loix_2012

    pdf | 4,18 Mo | 01 Juin 2012

  • Défense des côtes_Travaux Digues Loix_2016

    pdf | 5,03 Mo | 01 Juin 2016

Ressources

Bulletins municipaux de Loix, notamment : no17 (2010), no18 (2012), no19 (2013), no21 (2016), no22 (2017).

Les Cahiers de la Mémoire. Raz de marée sur Ré : Les Rétais et les Vimers, no 75, été 2000.

Jacques Buisson, Loix – aperçus sur le passé du village, Collection Monographies des villes et villages de France, Éditions Le Livre d’histoire, Paris, 2017, pp. 86-94.

Sur les pierres utilisées pour l’enrochement : https://www.notre-ile-de-re.com/en-plein-air/loix-1eres-pierres-pour-la-nouvelle-digue/

Germaine Mailhé, Événements remarquables de la vie rétaise, 1974, chapitre 1, pp. 8-13.

La tempête Xynthia face à l’histoire, dir. Emmanuel Garnier et Frédéric Surville, Le Croît vif, 2010.

Hervé Roques, Dictionnaire de l’île de Ré, Sud Ouest Editions, 2004, articles “Digues”, “Vimers”, “Levées”, “Bri”, etc.

Jacques Boucard, Ré, une terre à fleur d’eau, La Geste, 1991

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