Les puits, cadrans solaires, girouettes, fontaines, plaques de rue, etc. font partie de notre patrimoine rural et de la mémoire collective du village. Aussi appelé petit patrimoine ou patrimoine vernaculaire, celui-ci ne dispose pas de statut juridique en France, mais il n’en est pas moins un témoin de l’histoire, de la vie quotidienne et des anciennes pratiques religieuses, agricoles ou artisanales. Ces humbles éléments constituent des repères familiers dans le paysage, qui dessinent l’identité du village.
Les puits

Il existe plus de 200 puits à Loix, que ce soient des puits collectifs positionnés sur l’espace public, ou plus fréquemment des puits privés ou mitoyens. Ils servent aujourd’hui principalement à l’arrosage des jardins, mais avant l’arrivée de l’eau courante (la première canalisation sous-marine venue du continent sur l’île date de 1965, et l’ensemble de l’île est finalement raccordée en 1971), les habitants s’en servaient pour s’approvisionner en eau douce. En effet, même si l’Ile de Ré ne possède pas de cours d’eau, son sous-sol est riche en nappes phréatiques alimentées par les eaux de pluie. Loix a la particularité de bénéficier d’une lentille d’eau, c’est-à-dire d’une nappe d’eau souterraine, sans communication avec le reste de l’île, de superficie limitée et située à environ 4 à 6 mètres de profondeur. L’eau de la lentille provient des eaux de pluie, qui s’infiltrent lentement dans le sol partout où sa perméabilité est préservée (parkings non goudronnés, jardins, champs, bordures et rues végétalisées,…). La municipalité contrôle avec attention la qualité de l’eau de la lentille, notamment en effectuant régulièrement des relevés dans les puits pour contrôler le niveau d’eau, la salinité, et les taux de pollution bactériologique et chimique.





Les fontaines
Des fontaines agrémentent les rues, comme dans la rue du Peulx, ou encore devant la boulangerie, sur la place du marché.


Girouettes, plaques de rue, cadrans solaires, marchepieds
Selon Hervé Roques, avant la Révolution Française, arborer une girouette sur son toit était le privilège des nobles et des édifices religieux. Leur fonction première est d’indiquer le sens du vent, mais leur partie sculptée représentait souvent l’activité professionnelle du propriétaire ou son statut. Plus récemment, elles peuvent illustrer une passion, un loisir, ou être purement décoratives.
Amusez-vous aussi à contempler les plaques de rue du village, dont certaines ont été dessinées par des artistes locaux, ou encore à dénicher les nombreux cadrans solaires, dont celui de l’église (voir le PDF). Enfin vous serez peut-être étonné.e.s de voir en plusieurs endroits des marches accolées aux façades des maisons, semblant ne mener vers aucune porte. Il s’agirait de marchepieds qui aidaient à monter sur le dos des ânes.




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L’église-cadran solaire, Bulletin municipal no19, 2013
pdf | 1,09 Mo | 01 Juin 2013
